L Accumulator Retraite d AXA

Dans un entretien à la Tribune, Bernard Spitz, président de la FFSA, la Fédération française des sociétés d'assurance, explique la situation de l'assurance vie dans la crise et la réforme qu'il propose pour celle-ci.


Dans un entretien à la Tribune, Bernard Spitz, président de la FFSA, la Fédération française des sociétés d'assurance, explique la situation de l'assurance vie dans la crise et la réforme qu'il propose pour celle-ci.

Le constat de l'assurance vie dans la crise est plutôt bon. Au mois d'octobre, et comparé aux résultats de l'année dernière, la FFSA constate une baisse de 9% de la collecte des cotisations de l'assurance vie depuis le début de l'année. En revanche, la baisse est plus marquée sur les assurances vie en unité de comptes, à 40%. Pour les assurances vie en euros, une petite augmentation est à notée, de 2%.

L'autre bonne nouvelle est que les personnes ayant un contrat d'assurance vie, n'ont pas cherché à retirer massivement leur épargne. Mais cela n'a pas empêché que la collecte nette (cotisations - prestations) soit négative, et ceci pour la première fois en 15 ans.

Aujourd'hui, l'assurance vie est concurrentielle face au livret A, son taux ayant baissé.
Mais il reste un problème, la nouvelle taxe sur les revenus du capital. En effet, cette taxe pénalise l'épargne longue durée. C'est pourquoi Bernard Spitz propose de réformer sur la fiscalité de l'assurance vie.

Actuellement, la taxation sur les gains de l'assurance vie se fait en fonction du nombre d'années de détention de celle-ci, et de la manière suivante :
- 35% en dessous de 4 ans
- 15% entre 4 et 8 ans
- 7,5% au dessus de 8 ans

Bernard Spitz souhaite rajouter une tranche, et qu'à partir de 12 ans, la fiscalité soit de zéro, ce qui permettrait d'encourager l'épargne longue durée. D'après les calculs de la FFSA, cette mesure ne devrait pas coûter plus de 20 millions à l'Etat,


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