Après de bons et loyaux services effectués lors de sa période active, la retraite s’érige comme le moment adéquat pour se reposer et profiter de la vie. Il est alors indispensable de bien préparer ce moment important de la vie. C’est dans ce contexte que vient s’inscrire l’épargne retraite. Véritable bouclier contre les surprises financières désagréables, l’épargne est un moyen permettant de préparer sereinement sa retraite.

Les plans épargne retraite sont des outils mis en place pour parvenir à réaliser cette noble ambition. Toutefois, il faut connaître et bien comprendre tout ce que cela englobe pour savoir où et comment investir son argent. Dès lors, il est nécessaire de maîtriser les différents placements en épargne retraite disponibles pour mieux se préparer à cette étape de la vie.

Qu’est-ce qu’une épargne retraite ?

Définie comme la constitution d’un capital à travers le versement d’une somme, l’épargne retraite est un excellent moyen de préparation de sa retraite. Une fois prise en compte, l’épargne obtenue devient accessible à la retraite sous la forme d’un capital ou encore d’une rente viagère.

La capitalisation comme forme d’épargne retraite

Il est bon de spécifier d’entrée de jeu que pour bien épargner, il faut savoir investir de façon efficace son capital financier. L’épargne retraite vient répondre favorablement à cette préoccupation essentielle en fournissant un moyen sûr et profitable à long terme. C’est dans ce cadre que son régime regroupe l’ensemble des contrats d’investissements financiers. Il s’agit d’une capitalisation effectuée au moment de la vie active en prévision de la retraite ; ceci en vue d’obtenir une rente favorable lorsque l’âge avancé ne permettra plus de le faire.

Ainsi, l’épargne retraite peut être effectuée par capitalisation. Celle-ci est exécutée par le biais d’un mode de versements réguliers de l’individu souhaitant préparer sa retraite. À ce stade, le capital investi reste bloqué jusqu’au moment fatidique du départ à la retraite. Ce n’est qu’à cet instant que l’épargnant peut disposer de versements qui se présentent bien évidemment sous forme de capital ou de rente viagère. Aussi faut-il connaître les sortes d’épargne qui existent.

Les types d’épargne disponibles

Pour épargner son argent en vue de pouvoir jouir en toute tranquillité du fruit de son labeur à la retraite, il est nécessaire de connaître les formes d’épargne disponibles. En ce qui concerne la France, l’on note l’existence du Plan d’Épargne-Retraite Populaire (PERP) et du Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif (PERCO). Ces deux catégories, Perp et perco, constituent des formes réglementées d’épargne retraite. Leur statut a été créé par la loi Fillon du 21 août 2003, portant sur la réforme des retraites. Ils présentent un avantage fiscal indéniable. Néanmoins, plus récemment est née une autre catégorie d’épargne plus spécifique, à savoir le Plan Épargne Retraite.

Présentation du Plan Épargne Retraite (PER)

Aujourd’hui, la catégorie d’épargne par excellence est le Plan Épargne Retraite (PER). Récemment institué en tant que produit d’épargne retraite, plus précisément depuis le 1er octobre 2019, il s’inscrit comme le chemin indispensable vers une retraite pleine d’assurance. Son ambition réelle est de prendre au fil du temps la place des autres plans qui existent déjà. Il faut noter qu’il y a 3 formes de PER, à savoir le PER individuel, le PER d’entreprise collectif et le PER d’entreprise obligatoire.

Le PER individuel

Il faut préciser que le PER individuel vient prendre la succession du PERP et du contrat Madelin qui cesseront d’exister dès le 1er octobre 2020. Le PER individuel est disponible auprès des structures financières ou encore des organismes d’assurance. De plus, il est ouvert à tous sans distinction. Pour les utilisateurs des épargnes PERP et contrats Madelin, il n’y a pas d’inquiétude à se faire, car l’épargne accumulée est transférable sur le PER individuel. Il suffit pour cela d’effectuer une demande.

Pour en revenir au PER individuel, c’est un produit d’épargne permettant de faire des économies à long terme. Ainsi, à l’âge de la retraite, un capital ou une forme de rente est disponible par versement. Le PER individuel favorise l’ouverture d’un compte titres et l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe. Le mode de souscription pour le compte de titres se fait par le biais d’une société spécialisée et agréée dans le conseil en investissement. Il peut s’agir en l’occurrence d’un conseiller en investissement financier, d’un établissement de crédit ou d’une entreprise d’investissement.

Au niveau du contrat d’assurance de groupe, la souscription se fait grâce à une société spécialisée en contrats d’assurance groupe sur la vie comme les mutuelles, les entreprises d’assurance ou les institutions de prévoyance. Par ailleurs, la gestion du capital versé sur le PER individuel est pilotée. Cela veut dire que l’épargne peut être investie sur des actifs plus risqués et rémunérateurs si la retraite est lointaine. Au moment où l’âge de la retraite se rapproche, l’épargne est alors progressivement dirigée vers des sources moins risquées.

En tout état de cause, le gestionnaire est tenu d’informer l’épargnant au moment de l’ouverture du PER individuel sur cette modalité. Cela consiste précisément à donner les détails chaque année :

  • de l’évolution du compte ;
  • de la performance financière des investissements ;
  • du montant des frais prélevés ;
  • et des conditions de transfert du plan.

Pour les versements, il faut savoir que le PER individuel est approvisionné selon la volonté de l’épargnant. En cas de transfert d’un PER d’entreprise vers un PER individuel, il est possible d’y déposer les sommes suivantes :

  • des sommes provenant de l’intéressement, de la participation et de l’abondement de l’employeur à un PER d’entreprise ou à un Perco ;
  • et des sommes provenant d’un compte épargne temps (CET) et affectées au PER d’entreprise.

À la suite du PER individuel, il est temps de s’intéresser au PER d’entreprise collectif.

Le PER d’entreprise collectif

Le PER d’entreprise collectif vient en remplacement du Perco qui prendra également fin dès le 1er octobre 2020. Ce plan est ouvert à tous les salariés d’une entreprise et cela sans qu’ils soient dans l’obligation de faire une souscription. L’entreprise sera dès lors en mesure de convertir le Perco en PER d’entreprise collectif. Il y a également de nombreux avantages fiscaux ainsi que la possibilité de transfert des droits des épargnants vers les autres PER.

Le PER d’entreprise collectif favorise l’épargne à long terme afin de réunir un capital ou une rente, bien entendu avec le concours de l’entreprise. Celle-ci peut aussi suggérer un PER d’entreprise collectif à ses salariés, même en l’absence d’un Plan d’Épargne Entreprise (PEE). Néanmoins, une condition d’ancienneté peut être requise pour ce plan.

En plus, malgré le fait que l’adhésion soit facultative, le règlement autorise une adhésion automatique de l’ensemble des salariés à condition de communiquer l’information. Le droit de refus d’adhésion est donné sur un délai de 15 jours à compter de la date d’annonce. Il y a aussi la possibilité de transfert du PER dans le cas d’un changement d’entreprise. Les personnes habilitées à initier en entreprise un PER sont le délégué syndical, le Comité Social et Économique (CSE) et l’employeur.

Pour l’épargnant, le versement du PER d’entreprise collectif se fait comme suit :

  • versements volontaires ;
  • sommes issues de l’intéressement ;
  • sommes issues de la participation ;
  • droits inscrits sur un Compte Épargne Temps (CET) ;
  • et sommes correspondant à des jours de repos non pris, dans la limite de 10 par an, en l’absence de CET.

Une information de taille est qu’en étant salarié, les frais liés à la gestion du PER d’entreprise collectif sont pris en charge par l’employeur. Il convient à présent d’aborder le PER d’entreprise obligatoire.

Le PER d’entreprise obligatoire

En ce qui concerne le PER d’entreprise obligatoire, il succède au contrat article 83. Il est ouvert à tous les salariés d’une entreprise ou plutôt à des catégories spécifiques de salariés dans certains cas. Dans ce plan, il y a obligation de souscription de la part des salariés. Le PER d’entreprise obligatoire présente également des avantages fiscaux et offre la possibilité de transfert des droits vers les autres. Il est possible de le créer par :

  • décision du chef d’entreprise ;
  • ratification d’un accord par la majorité des salariés ;
  • ou un accord collectif.

Aussi, le principe de la gestion pilotée est de mise dans le PER d’entreprise obligatoire. Il consiste à investir l’épargne sur des actifs plus risqués et plus rémunérateurs dans le cas d’une retraite lointaine. À ce propos, il est obligatoire de suggérer un support d’investissement alternatif dans le PER d’entreprise obligatoire. Concernant les informations du salarié épargnant, chaque année le gestionnaire a l’obligation de donner les détails :

  • de l’évolution de l’épargne ;
  • de la performance financière des investissements ;
  • du montant des frais prélevés ;
  • et des conditions de transfert du plan.

Par ailleurs, le salarié épargnant a la possibilité d’approvisionner le PER d’entreprise obligatoire avec ces sommes :

  • versements volontaires de votre part ;
  • versements obligatoires de votre part ;
  • sommes issues de la participation et de l’intéressement, si l’entreprise a mis en place un plan bénéficiant à tous les salariés ;
  • sommes issues du transfert d’autres plans d’épargne retraite ;
  • droits inscrits sur un Compte Épargne Temps (CET) ;
  • et sommes correspondant à des jours de repos non pris, dans la limite de 10 par an, s’il n’y a pas de CET.

Il convient de préciser que l’employeur peut aussi approvisionner le PER d’entreprise obligatoire par des versements obligatoires de l’entreprise. Après avoir examiné les catégories de PER, il est utile de voir les différents plans épargne retraite.

Les différents plans épargne retraite

En règle générale, les outils d’épargne comprennent d’innombrables contraintes, parmi lesquelles figurent les produits dits « tunnel ». Ils correspondent au fait que les montants déposés soient bloqués jusqu’à l’arrivée de l’âge de retraite. Il s’agit ainsi d’un engagement à long terme aboutissant à des rentes viagères sans possibilité d’opérer des retraits en capital.

En outre, il faut savoir qu’il existe d’autres produits d’épargne. En effet, en addition aux choix d’épargne, d’investissement et de placements, il est possible de préparer sa retraite autrement. C’est dans cette optique que viennent s’inscrire les outils suivants :

  • le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ;
  • le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) ;
  • et la détention directe d’actions, d’obligations ou de parts d’Organismes de Placements Collectifs (OPC).

En plus de ces outils, il existe une épargne spéciale, en l’occurrence le Plan Épargne Retraite Populaire.

Le cas du Plan Épargne Retraite Populaire (PERP)

Ce type d’épargne est effectif à long terme et favorise un revenu supplémentaire grâce aux économies réalisées. Il faut rappeler qu’à la retraite, les retraits se font sous forme de rente viagère ou de capital. Aussi, depuis le 1er octobre 2019, le transfert de l’épargne du Plan Épargne Retraite Populaire sur un PER est possible. De plus, la souscription au PERP est ouverte à tous, sans condition d’âge spécifique.

Il n’est pas non plus indispensable d’être en activité pour y souscrire. Les établissements habilités à opérer des souscriptions au Plan Épargne Retraite Populaire sont les banques, les compagnies d’assurances ainsi que les organismes de prévoyance ou mutuelles. Par ailleurs, une ouverture de PERP est synonyme de souscription à un contrat d’assurance-vie. À cet effet, il existe trois formes de contrats possibles :

  • contrat de rente viagère différée : acquisition directe de droits à une rente ;
  • contrat en unités de rente : acquisition de points qui seront convertis en rente, comme pour la retraite ;
  • et contrat multisupport : constitution d’un capital qui sera converti en rente viagère ou versé en espèces.

Au niveau des versements sur le Plan Épargne Retraite Populaire, ils peuvent être périodiques avec un montant fixe ou libre et sans condition de montant. Le gestionnaire en charge du PERP a les obligations suivantes envers l’épargnant :

  • informer fréquemment de l’évolution du compte ;
  • informer chaque année du montant des frais éventuellement prélevés ;
  • communiquer une estimation de la rente viagère qu’il devra lui verser ;
  • et préciser les conditions de transfert de son contrat vers un autre produit d’épargne.

Dans l’option où l’épargnant désire faire une sortie en rente viagère, le PER plus approprié que le PERP en tenant compte des avantages obtenus. En effet, dans le cas du PERP, la rente est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu après un abattement de 10 %. En plus, les prélèvements sociaux présentent un taux de 9,1 % du montant total de la rente. À l’opposé, au niveau du PER, la rente est certes soumise à l’impôt sur le revenu en bénéficiant d’un abattement de 10 %, mais les prélèvements sociaux s’appliquent plutôt au taux de 17,2 % après un abattement de :

  • 30 % si l’épargnant a moins de 50 ans ;
  • 50 % s’il a entre 50 et 59 ans ;
  • 60 % s’il a entre 60 et 69 ans ;
  • et 70 % s’il a plus de 69 ans.

En définitive, il convient de retenir que pour préparer sa retraite en toute sérénité, il est nécessaire de choisir l’un des différents placements en épargne retraite. Présentant chacune des caractéristiques spécifiques, les plans d’épargne sont mis à disposition pour garantir une retraite paisible à l’abri des soucis financiers. Les cotisations qui sont versées serviront à long terme et permettront non seulement de faire des économies, mais surtout de pouvoir réaliser des investissements rentables et durables. Choisir un bon plan d’épargne est donc une réelle garantie d’assurer sa retraite.