Les assurances permettent d’obtenir la meilleure couverture pour ses proches. Parfois, elles ont aussi d’autres fonctions. En effet, elles peuvent être un moyen d’épargner pour sa retraite. Les différents types d’assurance-vie offrent par exemple de multiples possibilités. Les souscripteurs bénéficient de nombreux avantages. Ils peuvent établir des plans sur le moyen et le long terme.

Les différentes polices d’assurance-vie sont une opportunité pour bénéficier de revenus extra. Ce sont de bons placements pour faire face aux imprévus et aux baisses de revenus futures. Les utilisateurs doivent comprendre les mécanismes qui sous-tendent ce type d’assurance. Ils seront par la suite en mesure de choisir le bon contrat et le mode de fonctionnement idéal. Que faut-il savoir de l’assurance-vie ? Focus !

Qu’est-ce que l’assurance-vie ?

Une assurance-vie est une promesse de sécurité et une forme de protection.

Définition de la notion

L’assurance-vie est un contrat qui garantit le paiement d’une prime. Elle peut être versée au souscripteur ou aux bénéficiaires désignés par l’assuré lorsqu’il décède. L’entente est conclue entre un assureur et un preneur d’assurance. Ce dernier verse un capital et des primes à la compagnie d’assurances. Le montant du capital versé dépend des choix et besoins de l’assuré.

En outre, certaines assurances offrent une couverture sur une certaine période tandis que d’autres engagements permanents permettent une garantie à vie.

Les supports d’investissement

Plusieurs solutions d’investissement sont offertes aux souscripteurs d’une assurance-vie.

  • Les fonds en « euros classiques »

Il s’agit d’investissements en titres comme les emprunts d’État. Ces investissements ne comportent pas beaucoup de risques. Parfois, les sommes sont investies dans des actions ou dans l’immobilier. Le capital peut être récupéré à tout moment. Les intérêts annuels de placements sont les coupons des obligations, les dividendes des actions et les plus-values sur ces placements, etc. Pour ce type de placement, la valeur ne baisse pas. En effet, les intérêts versés sont définitivement acquis, nonobstant les fluctuations des marchés. Cet « effet cliquet » permet d’assurer de bonnes performances aux fonds.

  • Les fonds en « euros immobiliers »

Ces investissements concernent principalement l’immobilier. Ils peuvent aussi être injectés dans les marchés obligataires. Ces fonds offrent des garanties similaires aux fonds en euros classiques. Ils ne comportent pas de nombreux risques. En sus, ils sont légèrement plus rentables que les fonds classiques sur ces dernières périodes.

  • Les fonds en « euros dynamiques »

Ces investissements garantissent également le capital investi à tout moment. Ils sont orientés vers l’immobilier et les actions. Leur rendement annuel moyen est aussi supérieur à celui des fonds classiques.

  • Les unités de compte

Les UC concernent les investissements dynamiques et sécuritaires. Elles sont des solutions d’épargne à forte plus-value. L’épargne assurance-vie peut être placée sur des supports risqués ou plus sécurisés. Ces derniers n’offrent aucune garantie sur le capital ou les revenus annuels. Le montant souscrit se transforme en unités de compte des supports utilisés. Ce sont ces UC qui sont inscrits au contrat et non le montant investi.

  • Les fonds « euro-croissance »

Ils ont pour but d’offrir plus de rendement et de garantir le capital. Ainsi, une part des fonds est placée dans des actifs risqués. Par ailleurs, la garantie n’est valable qu’à une échéance choisie. Elle peut être entre 8 et 40 ans et ne pas porter sur la totalité du capital. Ces fonds sont à mi-chemin entre les autres fonds. Il est possible de les créer avec un contrat multi-supports. Le souscripteur paramètre lui-même la répartition de ses investissements.

Comment souscrire à une assurance-vie ?

Les souscripteurs bénéficient d’une variété d’offres de contrats d’assurance-vie. Celles-ci peuvent être regroupées en trois grandes familles :

  • l’assurance vie en vue de constituer une épargne
  • l’assurance décès en vue de garantir un capital décès
  • l’assurance mixte en vue de constituer une épargne et un capital décès.

Ces différentes catégories de contrats peuvent avoir des durées de vie différentes.

La durée du contrat

Une police d’assurance-vie peut être permanente. Elle fournit une couverture à vie. Dans le cas d’un contrat à terme, les durées de vie courantes sont de 10, 20 et 30 ans. Il est également possible de souscrire à des contrats de 5 ou 15 ans. Certaines assurances sont même renouvelables annuellement jusqu’à un âge fixé. Comme l’espérance de vie évolue, les compagnies offrent même des durées de 40 ans.

Certains contrats comportent des périodes de renouvellement. Elles permettent à l’assuré de prolonger la couverture après la période garantie. Cette option est souvent utilisée par les personnes ayant des problèmes de santé.

Investir au sein du contrat

L’investissement dans un contrat d’assurance peut être effectué auprès de courtiers, de mutuelles d’assurances, de banques ou de conseillers en gestion de patrimoine. Les souscripteurs ont la possibilité de placer leurs fonds dans des contrats de 3 manières :

  • par un premier versement qui est effectué à la souscription du contrat
  • par des versements complémentaires volontaires qui sont ajoutés au contrat d’assurance-vie selon les souhaits de l’assuré
  • par des versements complémentaires programmés qui répondent à une fréquence établie d’avance entre l’assuré et la compagnie.

Les différents intermédiaires souscrivent à des contrats auprès d’une compagnie d’assurances.

Les frais du contrat d’assurance-vie

Les différents frais du contrat d’assurance-vie sont les :

  • frais de dossier ou d’adhésion (entre 0 à 5 % en fonction du contrat)
  • frais sur versement
  • frais de gestion du contrat (pour les UC entre 0,5 et 1,5 % de l’épargne constituée)
  • frais d’arbitrage (pour les multi-supports environ 1 % des sommes arbitrées)
  • frais de rachat (en cas de rachat partiel ou total)
  • frais de gestion sur OPC (pour les UC).

L’ensemble des frais s’élève en moyenne entre 3 et 5 % du montant des fonds versés sur l’assurance-vie.

La gestion du contrat d’assurance-vie

Dans la gestion des contrats d’assurance-vie, des profils sont affectés aux assurés. Ils définissent en général le niveau de risque pris dans les arbitrages. Par ailleurs, dans un contrat mono-support, il n’y a pas d’arbitrage possible. Certains contrats, basés sur des fonds en euros, par exemple ne nécessitent aucune gestion.

La gestion libre

La gestion libre d’un contrat d’assurance-vie est possible dans le cas d’une variété de supports. C’est le mode de gestion par défaut de ce type de contrats d’assurance-vie. Un outil de sélection est dans ce cas mis à la disposition du souscripteur. Des options d’arbitrage sont également offertes sur les contrats.

L’assuré peut piloter des investissements dans une certaine mesure. Ce type de gestion entraîne des frais d’arbitrage. Ils peuvent être automatiques ou à la demande. Ils s’élèvent à 0,1 % ou 1 % des montants arbitrés.

La gestion pilotée

Le souscripteur peut donner procuration à un gestionnaire. Ce dernier effectue les arbitrages entre les supports. Il s’agit d’une gestion collective sous mandat. Le gestionnaire est un intervenant extérieur au contrat. Il peut être une banque ou une société de gestion de portefeuilles. Il est ainsi différent de l’assureur ou du distributeur.

La gestion pilotée fonctionne par défaut ou est optionnelle. Les frais du contrat sont en général entre 0,5 % et 1 % par an. Ils sont complétés par les frais de mandat et les frais de l’UC.

La gestion sous mandat

C’est une forme de gestion pilotée dans laquelle le gestionnaire est l’assureur (ou une société choisie par lui). Il se charge de l’arbitrage des unités de compte (UC). Le mandataire est également tenu de respecter le profil d’investissement de l’assuré. Il effectue la répartition de l’investissement. Il le place en partie sur un fonds en euros pour plus de sécurité. Le reste est misé sur les supports d’investissement pour le dynamiser.

Récupérer l’argent sur son contrat

Le souscripteur peut récupérer partiellement ou totalement de l’argent de son assurance-vie. Ce remboursement est appelé rachat. La compagnie d’assurances ne peut pas empêcher l’assuré de reprendre son argent.

Le rachat partiel

Le retrait d’une partie du capital est possible. L’assuré n’a pas besoin de motiver sa décision. Le solde restant continue à se fructifier. Certains contrats imposent cependant un montant minimum à laisser dans le capital.

Les rachats partiels programmés

Le rachat peut se faire sous la forme de revenus réguliers. Il s’agit de rentes selon une périodicité définie à l’avance. Elles peuvent durer jusqu’à l’épuisement de l’épargne ou sur un terme fixé.

L’avance

L’assureur peut consentir un prêt basé sur l’épargne qui sert de garantie. Le contrat de l’assuré doit avoir une certaine ancienneté et contenir une épargne minimale entre autres. L’avance peut atteindre 80 % de l’épargne investie (elle est de 60 % pour les contrats en UC).

L’anticipation du rachat engendre le paiement d’impôts sur les intérêts engendrés. Mais l’assuré peut opter pour le prélèvement libératoire. La fiscalité sera de 35 % pour un rachat avant la fin de la quatrième année. Le taux sera de 15 % pour un rachat entre la quatrième et la huitième année. Les prélèvements sociaux sont à hauteur de 17,2 %.

Le fait de laisser une petite somme sur l’épargne-retraite permet de toujours bénéficier de l’antériorité fiscale.

Clôturer son compte

La clôture d’un contrat d’assurance-vie permet de disposer de revenus complémentaires pour la retraite. Le souscripteur envoie une demande à son assureur pour clôturer un contrat d’assurance-vie. Les montants seront reçus dans un délai de 15 jours à deux mois. Les modalités de sortie consistent en un seul versement ou plusieurs périodiques. Dans ce dernier cas, l’assurance-vie est toujours ouverte, mais il n’est plus possible d’y effectuer des versements.

Les contrats d’assurance-vie ont une durée limitée. Ils peuvent aussi être à tacite reconduction. Parfois, l’assuré peut décider d’anticiper la fin du contrat. Cette action est comparable à la résiliation. Tous les capitaux sont retirés en une seule fois. Cette décision est irréversible et entraîne la fermeture du contrat. Les intérêts sont aussi restitués. Cette opération peut entraîner le versement d’une pénalité.

Le retrait du capital est déconseillé avant un délai de huit ans, car les intérêts engendrés seront ajoutés au revenu imposable. Au-delà de huit ans, les intérêts acquis sont totalement exonérés d’imposition.

L’assurance-vie est un placement idéal. Elle permet de conserver le même niveau de vie à la retraite. En effet, les compléments de revenus fournis sont conséquents. En plus, cet outil est un produit souple. Il est possible d’optimiser son contrat ou de le racheter de diverses manières.